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Notice biographique
Séverine ETCHETO, Docteur en Musicologie

Séverine Etcheto a obtenu son Doctorat de Musicologie en novembre 2015.

Après des études en Prépa Littéraire (Hypokhâgne, Lycée Fénelon, Paris 6e), Séverine Etcheto rejoint l’Université où elle obtient son Master de Recherche en Musicologie (Université Paris-IV Sorbonne - mention Très Bien) puis son Doctorat de Musicologie (Université Paris-Saclay).

Ses différentes recherches portent sur les rapports que les arts entretiennent à la signification. Elle s’est intéressée dans le cadre de son Master à la théorisation des relations entre le texte et la musique dans les poèmes symphoniques de Franz Liszt.

Elle a ensuite approfondi son questionnement sur la valeur expressive de la musique dans sa Thèse de Doctorat sur la musique de ballet à l’époque romantique en France, et plus précisément dans le ballet Giselle (musique d’Adolphe Adam).

Parallèlement à ses activités de recherche, elle enseigne le Piano et la Formation Musicale dans les Conservatoires de la Ville de Paris. Elle est diplômée de différents Prix de Conservatoires Nationaux et du Conservatoire National de Région de Paris (Formation musicale, Piano, Analyse, Culture musicale, Histoire de la musique, Improvisation/Accompagnement).
Conférences - Projets pédagogiques
Résumé Thèse
Si le ballet romantique Giselle est largement étudié par les historiens de la danse, l’accent est généralement porté sur la chorégraphie, les danseurs, les chorégraphes voire les décorateurs mais curieusement pas sur la musique en tant que telle. Or, il s’agit pourtant d’une œuvre particulièrement riche au niveau musical : ainsi, la musique de ce ballet d’Adolphe Adam doit constituer un objet de recherche à part entière.

Cette thèse pose les bases d’une approche philologique de la partition, par le biais de l’étude et de la confrontation des sources originales. Elle détaille les diverses éditions de la partition dans une démarche qui contribue à l’établissement d’une édition complète de la partition de 1841 destinée à servir de version de référence.

Certains critiques de l’époque ont souligné que la musique de ballet pouvait possiblement recéler davantage de significations que la musique d’opéra du fait qu’une partie du sens est pris en charge à l’opéra par le texte parlé ou chanté. En l’absence de texte parlé dans le domaine du ballet, cette dimension « expressive » va être véhiculée par la musique. Cette thèse s’intéresse donc également à la manière dont fonctionne ce processus de narration dans un système d’expression qui use d’un langage non pas verbal mais gestuel et musical : la narration ne pouvant plus être assumée par les mots, dans quelle mesure et par quels moyens est-elle prise en charge par la musique, et a fortiori par la danse ? Après avoir détaillé l’articulation du discours musical avec le livret, et montré comment la musique de Giselle explore et redéfinit les frontières entre réel et irréel, naturel et surnaturel, nous nous sommes intéressés à l’étude de cette musique dans son rapport à la chorégraphie. L’analyse de la partition nous a permis de nous interroger sur la manière dont le mouvement est pensé en lien avec la musique. L’étude des ressorts de l’écriture musicale nous a amené à comprendre comment la musique peut non seulement assumer une part de narrativité, mais peut aussi inclure, dans son discours, le geste du danseur. Notre approche met donc l’accent sur la dimension gestuelle et corporelle de la musique de ballet d’Adam.
Ph-D Summary
If the romantic ballet Giselle is widely studied by dance historians, they usually focus on the choreography, the dancers, the choreographers or even the decorators but oddly enough not on the music itself. However, the music of this ballet by Adolphe Adam is particularly rich and in this respect should be a subject of research in itself.

This PhD establishes a philological approach to the score, through the study and the comparison of original sources. It details the different editions that led to the 1841 complete edition score that turned out to be a reference version.

Some critics of the time pointed out that ballet music could possibly have more meanings that opera music because the meaning is highlighted in opera by spoken or sung text. With no spoken text, the "expressive" dimension of ballet will be conveyed by the music. This thesis also underlines how this process works in a narrative expression system which uses body language and music instead of words. Since the narrative can no longer be conveyed by words, to what extent and by what means is it supported by music, let alone by dance ? After detailing the articulation of the musical discourse with the booklet, and showing how the music of Giselle explores and redefines the boundaries between real and unreal, natural and supernatural, this thesis deals with the study of this music in its link to the choreography. The analysis of the score allowed us to question the way the movement is considered in connection with music. The study of musical writing techniques has enabled us to understand how music can not only support some narrative aspects, but can also include, in its discourse, the dancer’s body language. Our approach therefore focuses on the dancing dimension of Adam's ballet music.